CONSEIL MUNICIPAL DU 24 MAI 2011 : VIDEO-PROTECTION, PRIVATISATION ECLAIRAGE PUBLIC, DESHERBANTS






Ordre du jour : Visible au format PDF

Voici quelques unes des interventions du groupe d'opposition Ensemble Autrement :
- Installation de caméra de vidéo-protection
- Privatisation de l'éclairage public sous la forme d'un Partenariat Public Privé (PPP)
- Inquiétude vis à vis de tilisation de désherbants sur les trottoirs de la ville










PRIVATISATION DE L’ÉCLAIRAGE PUBLIC





Un privatisation qui va permettre un plan lumière rapide (moins de 2 ans) mais que la collectivité va payer pendant 20 ans au prix fort et qui privera la commune des innovations qui seront disponibles dans les années à venir.


Nous allons avoir un certain nombre d’équipements nouveaux et un service de maintenance privatisé. Ce PPP va permettre d’obtenir tout et tout de suite, avec des travaux en grande partie réalisés pour 2012.
Le problème de ce PPP permettant tout et tout de suite pour 2012, c’est qu’il engage la commune à payer sur une durée de 20 ans.
Que feront les prochaines équipes municipales si dans 10, 12 ou 15 ans, les lampadaires, non remplacés dans le contrat, s’avèrent trop vieux et que les nouveaux équipements, autonomes en énergie, sont disponibles à des prix accessibles ?
Elles ne feront rien parce qu’elles devront continuer à payer le tout et tout de suite de 2012. La durée de ce PPP initialement prévu pour 15 et finalement passé à 20 ans est, de notre point de vue,  trop longue pour ce type d’équipement.

Cette délibération explique en plus que la ville va directement payer le crédit contracté par SPI SUD OUEST auprès de NATIXIS.
Nous sommes bien en présence d’un crédit de plus de 5,5 M€ HT (avec 2,5 M€ d’intérêts) sur 20 ans.



VIDÉO PROTECTION



Je vous rappelle que je suis Commandant de Police honoraire, que j'ai exercé 24 ans à Arcachon, et que j'ai dirigé entre autre l'Unité de Police Judiciaire. De par cette expérience je pense pouvoir donner mon opinion quant à l'utilisation des vidéo-protections.

Si des divergences peuvent exister, il n'existe pas de désaccords fondamentaux sur la question de la vidéo-protection.
Nous l'aborderons donc sans à priori, sans stigmatisation mais aussi sans sacralisation. Il n'est pas question de tomber dans la « vidéo-dépendance », celle- là même qui conduit le gouvernement à substituer la vidéo-protection aux effectifs de policiers et de gendarmes.
Nous condamnons donc cette stratégie de suppression d'emplois et de promotion tous azimuts de la vidéo-protection. L'outil technologique, aussi utile soit-il, ne peut tenir lieu de politique de sécurité globale.
En réalité, la véritable efficacité n'est elle pas d'empêcher l'agression, le vol, le délit et pour cela mieux vaut compter sur la présence de policiers, de gendarmes ou de policiers municipaux en tout cas à Arcachon très professionnels, très efficaces, plutôt que sur des caméras.
Je m'oppose à cette vidéo-protection que défend ce gouvernement, d'une vidéo sans la protection.
Par ailleurs grâce au travail efficient de notre police nationale, grâce à l'action de la gendarmerie, grâce à l'efficacité de notre police municipale, grâce aussi la diminution prouvée statistiquement des crimes et délits commis sur notre commune, gâce aux renforts saisonniers de police le choix de la vidéo-protection est il le meilleur ,je n'en suis pas convaincu.
Je priviligerai une approche raisonnée et réfléchie de cette technologie. Pourquoi continuer de parler de « dissuasion » ou de « protection », lorsqu’aucune évaluation indépendante ne permet de le constater sérieusement ?
Soutenir que la vidéo-protection peut tout et partout, est un crédo contre-productif, pour les défenseurs de la vidéo-protection eux-mêmes ! La vérité est qu'elle est un moyen parmi d'autres, qui doit être utilisé dans un cadre légal strict et selon des finalités biens définies. La vérité, c'est aussi que cet outil a un coût particulièrement conséquent pour les collectivités locales, et qu'il suppose pour être efficace la mobilisation d'effectifs humains importants.
On peut envisager d'utiliser cet outil quand il est géré intelligemment quand il y a une commission d'éthique, quand on accompagne ce projet par un délégue aux libertés publiques, en charge de suivre cette vidéo-protection, afin qu'elle ne devienne pas une vidéo-surveillance et enfin de il est impératif de présenter un rapport d'activité annuel parce que cet outil peut être un complément intéressant sous certaines conditions.

Nous voterons « abstention ».





UTILISATION DE PESTICIDES POUR DÉSHERBER LES TROTTOIRS



Cette année encore, les Arcachonnais ont pu voir dans tous les quartiers des personnels en combinaison intégrale avec masque de protection pulvériser du désherbant sur les trottoirs en pleine journée, au beau milieu des piétons et des cyclistes. Cette situation est complètement contradictoire avec la communication du SIBA.
Le SIBA a, plusieurs fois annoncé que les agents communaux ont été sensibilisés à de nouvelles pratiques respectueuses de l’environnement. Il a financé des études qui mettent en évidence les méfaits de ces produits, en particulier sur la qualité des eaux du Bassin. Il faut rappeler que ce sont des pesticides qui sont dangereux pour la santé des personnes et des écosystèmes. Ils sont respirés par les passants et les Arcachonnais qui voient leurs seuils contaminés, et ils sont également emportés par les eaux de ruissellement.
Mes questions sont donc :
- Combien de litres la ville en consomme-t-elle chaque année ?
- Pourquoi vos services utilisent-ils encore ces méthodes nocives pour les Arcachonnais, leur environnement direct et pour le Bassin alors que d’autres solutions existent ?